Je vous propose aujourd’hui un sujet sur la modélisation complexe dans Archicad. Ce thème s’adresse aux agences d’architecture mais aussi à tous les architectes d’intérieur et décorateurs qui souhaitent concevoir des formes originales et des objets sur-mesure, au design sur mesure. Par design complexe, on entend toute forme faisant appel à des courbes, des contre-courbes ou des surfaces gauches.

On me demande souvent : « Les logiciels BIM limitent-ils la créativité ? Est-il vraiment possible de dessiner des formes complexes et courbes avec Archicad ? » La réponse est oui, sous réserve d’employer les bons outils, et parfois, de combiner Archicad à un modeleur externe ou de détourner certains outils pour obtenir l’effet désiré.

Voyons ensemble la plupart des méthodes permettant de créer ce type de géométries.

Les Bibliothèques d’Objets Archicad

Dès l’ouverture, Archicad propose une bibliothèque d’objets paramétriques : mobilier, luminaires, textures, accessoires 2D, objets techniques (MEP)… Elle couvre quasiment tous les besoins courants de l’agencement intérieur et des plans, tout en s’insérant dans le travail collaboratif (projets partagés) avec les autres membres de l’équipe projet.

Pour enrichir cette base, la plateforme BIMobjects offre de nombreux modèles spécifiques, classés par catégorie ou marque et accessibles gratuitement. D’autres ressources gratuites existent, comme les objets paramétriques proposés par BIM Services.

Et pour ceux qui souhaitent aller plus loin, il devient possible de créer ses propres objets à l’aide du langage GDL. Des formations GDL pour débuter sont proposées chez CAD Equipement.

Les Outils fondamentaux de Modélisation complexe dans Archicad

Passons en revue l’outil forme, l’outil coque et les Profils Complexes.

L’outil Forme permet de réaliser très simplement des volumes libres, grâce à une logique “pousser-tirer”, comme dans Sketchup. On accède à différentes opérations : extrusion, révolution, tubage, pour dessiner aussi bien en plan 2D, en coupe que directement dans la vue 3D.

L’utilisateur peut manipuler, assembler et transformer à volonté ses volumes, se servir des opérations booléennes pour assembler plusieurs géométries et, au besoin, enregistrer le tout dans la bibliothèque Archicad, pour une future réutilisation. Cet outil s’adapte à la modélisation de mobilier, de pièces sur-mesure, d’objets décoratifs ou même de certains éléments techniques, grâce à sa souplesse d’utilisation.

L’outil Coque excelle dans la création de murs courbes, de voûtes, ou d’objets courbés et non orthogonaux. Son fonctionnement s’apparente à l’outil toiture, avec plus de liberté : il permet de gérer les composites, d’ajouter des ouvertures de toit et de créer des trous dans la coque. Le dessin du profil peut se faire dans toutes les fenêtres d’Archicad.

Selon le résultat désiré, l’utilisateur choisit la méthode : par extrusion, par révolution ou via une surface réglée (intersection de deux profils), avec toujours la possibilité de révision interactive, par simple clic. Cet outil sert en architecture intérieure pour les faux-plafonds, vitrines, parements et cloisons organiques.

Les Profils Complexes sont incontournables pour dessiner des éléments répétitifs ayant des formes de profils spécifiques : corniches, plinthes, fondations, niches techniques, mais aussi poutres et murs personnalisés. Le Gestionnaire de Profils donne accès à une fenêtre 2D pour créer la section, ajouter des lignes et des hachures, gérer les matériaux de construction. La fusion de plusieurs murs, poutres ou poteaux permet de créer un profil complexe personnalisé à partir d’un assemblage d’éléments.

Il est fréquent d’intégrer ces profils complexes à des poutres courbes, dalle ouvragée ou tout autre ouvrage difficile à obtenir avec les outils classiques. Les modificateurs ajoutés au profil offrent la possibilité de modifier une dimension, à tout moment, dans n’importe quelle fenêtre.

Nos formations sont proposées en sessions collectives ou personnalisées à Paris, Nantes et Lille ainsi qu’à distance.

PARAM-O pour créer des Objets paramétriques personnalisés

Archicad comprend désormais PARAM-O, un espace de création nodale inspiré par Grasshopper. Il devient ainsi possible de combiner des composants graphiques pour définir les paramètres de l’objet, contrôler ses dimensions, ses proportions et sa géométrie dynamiquement.

Cette méthode, plus intuitive que le code GDL, permet d’ajuster ses objets, puis de les transformer en objets GDL natifs : ils sont alors disponibles dans la bibliothèque et configurables à n’importe quel moment. Cette approche accélère la phase de conception et permet de modifier les objets créés à n’importe quelle phase du projet.

Library Part Maker : Dessiner des objets paramétriques intégrés à la bibliothèque

Disponible sur le site de Graphisoft, ce plugin vise à rendre la création d’objets multi-composants accessible à tous, sans programmation : portes complexes, fenêtres à plusieurs vantaux, meubles ou luminaires sur mesure. Library Part Maker intègre dans l’objet créé, les symboles 2D en plan et la représentation 3D, ainsi que ses composants. On retrouve ces nouveaux réglages dans les options de l’objet.

Chaque objet sauvegardé dans la bibliothèque bénéficie de plusieurs niveaux de détail d’affichage (sous la dénomination anglophone « LOD », du mode esquisse au mode plan d’exécution détaillé), très appréciés en phase BIM. Cela garantit une gestion efficace et précise de la maquette selon les besoins du chantier, de la maquette conceptuelle à la documentation technique.

Modélisation technique avancée : Murs rideaux et Garde-corps

Les éléments comme les murs rideaux et les garde-corps intègrent des profils complexes et des objets personnalisés. Qu’il s’agisse de panneaux, de montants, de traverses ou de lisses. Les opérations éléments solides offrent la possibilité d’assembler ou de soustraire ces éléments entre eux, rendant chaque élément de construction personnalisable.

L’utilisateur peut ainsi modéliser des panneaux, poteaux, montants ou des traverses personnalisés, insérer des motifs et répondre à des exigences de design précises.

Importation de Modèles externes (SketchUp, Rhino) dans Archicad

En cas de géométrie particulièrement poussée ou détaillée, Archicad facilite l’import d’objets venant de logiciels 3D comme Rhinoceros ou SketchUp (surfacique ou maillage), pour modéliser du mobilier design, des structures organiques, ou des éléments décoratifs complexes. Avec Sketchup, le simple glisser-déposer d’un fichier importe directement l’objet dans la bibliothèque du projet.

Du côté de Rhino, l’import sous forme de fichier externe (gestionnaire de modules liés) est recommandé pour conserver la structure et les propriétés des objets natifs. Les utilisateurs avancés tireront parti de la connexion live Archicad-Grasshopper, pour modifier de façon dynamique chacun des objets sans perdre la synchronisation entre le schéma Grasshopper et les éléments Archicad.

CAD Equipement propose une formation de 2 jours sur SketchUp (Modélisation Esquisse Niveau 1) et une formation CPF de 5 jours sur Rhinocéros 3D (Modélisation Pour Architectes d’intérieur et Designers).

Une question ? Contactez-nous au 01 53 31 36 22 ou par email à formations@cadequipement.fr

Nous allons voir dans cet article les différences de traitement de la géométrie 3D entre les logiciels Archicad et Rhinoceros 3D. Dans un prochain article, nous verrons, les différentes techniques d’interopérabilité entre ces deux logiciels.

Chez CAD Equipement, nous proposons des formations pour tous les niveaux sur Archicad et Rhinoceros 3D, de l’initiation au perfectionnement. Nous proposons aussi, des accompagnements d’agences et de l’aide pour le paramétrage et la configuration de vos maquettes.

Pour rendre efficiente la pratique de ces deux logiciels, il est important de saisir leur fonctionnement respectif. Et surtout la manière qu’ils ont, chacun, de traiter la géométrie 3D.

Archicad est un logiciel BIM, dont la fonction principale est la production de plans (issus de la maquette 3D). La maquette numérique peut être utilisée pour réaliser un certain nombre de tâches.

Par exemple, dans un processus BIM, pour de la pré-synthèse, un pré-chiffrage ou pour la maintenance du bâtiment. Elle sert également à produire des images de synthèse, comme support de présentation de projet.

Les éléments qui la constituent, appelés « briques », en langage BIM, sont entièrement paramétriques et interopérables avec d’autres logiciels BIM (format d’échange IFC). Ils contiennent des informations alphanumériques qui pourront être exploitées pour quantifier des éléments et chiffrer le projet.

Ci-dessus une illustration des usages possibles avec la maquette 3D d’Archicad.

Le principe géométrique qu’il utilise est le maillage triangulé. Les coordonnées des points sont définies, sur l’axe des x, des y et des z.

Ci-dessus un exemple de l’outil maillage dans Archicad. Les nœuds (points noirs) ont tous une altitude différente, en z.

Rhinoceros 3D un logiciel de construction, surfacique. Il propose plusieurs systèmes géométriques, qui faciliteront la modélisation, en fonction de l’usage et des métiers concernés. Il est extrêmement précis et il intègre un module de programmation visuelle, paramétrique, fondée sur des algorithmes (Grasshopper). Il est possible de le transformer en logiciel BIM, en utilisant l’application VisualARQ.

Ci-dessus un exemple d’une maquette et sa documentation réalisée avec VisualARQ.

Ci-dessus un exemple de schéma d’un code visuel et le résultat obtenu en volume 3D réalisé avec Grasshopper.

Les deux logiciels peuvent communiquer entre eux et se synchroniser, en temps réel, grâce à la Live connexion, Grasshopper Archicad.

Ci-dessus un exemple d’utilisation de la connexion entre Archicad, Rhino et Grasshopper, pour créer des poutres courbes et paramétriques.

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Rhinoceros 3D peut générer 3 types de surfaces :

  1. Des surfaces NURBS (Non-Uniform Rational Basis Spline) extrudées à partir de courbes NURBS,
  2. Des Maillages triangulaires ou quadrilatères à partir de primitives ou à partir de surfaces ou polysurfaces,
  3. Des SubD à partir de primitives ou à partir de surfaces ou polysurfaces.

1. Les NURBS Courbes et Surfaces

Les NURBS sont utilisées pour représenter mathématiquement des objets géométriques. Elles sont définies avec des points de contrôle aux coordonnées homogènes.

Ces fonctions d’ajustement sont particulièrement utilisées dans le domaine du design assisté par ordinateur, afin de générer et représenter des formes douces et ergonomiques. Elles présentent de nombreux avantages :

  • Facilité et précision pour évaluer une forme ;
  • Capacité pour approximer des formes complexes ;
  • Simplicité de construction et d’implémentation ;
  • Faible complexité des algorithmes utilisés.

Les surfaces sont créées à partir de courbes. Elles sont jointes entre elles par leurs bords.

Une fois jointes, elles constituent des polysurfaces ouvertes ou fermées (solides). Les solides peuvent être unis, soustraits ou intersectés grâce aux opérations booléennes.

Ci-dessus un exemple d’objet réalisé avec des courbes de départ, transformées en surfaces. Les surfaces sont jointes par les bords, pour donner des polysurfaces fermées = Solide.

2. Les Maillages Triangulaires et Quadrangulaires

Le maillage dans Rhinoceros 3D est une interprétation des surfaces, simplifiée, qui facilite la fluidité du modèle et l’export dans des formats spécifiques. Même si Rhino est un modeleur de surfaces NURBS, il utilise des maillages créés à partir de ces surfaces à des fins de visualisation et d’export des modèles.

Le maillage présente des avantages en termes de vitesses et de réglage de l’ombrage, il présente aussi des inconvénients. Le maillage de rendu est une approximation de la surface, il y a donc presque toujours des écarts entre le maillage de rendu à facettes et la surface lisse réelle.

L’exportation à partir de Rhino vers certains formats travaillant avec des polygones (.stl) créera aussi des objets maillés (dans le fichier exporté). Même si on ne peut pas modifier ces objets dans le fichier original de Rhino, on peut contrôler leur création avec les paramètres de maillage.

La fonction RemaillageQuad permet de créer un maillage plus lisse, se rapprochant au plus près du modèle original. (source : McNeel).

Ci-dessus la vignette de gauche illustre le résultat d’un maillage triangulaire et la vignette de droite la transformation d’une polysurface en maillage quadrangulaire, en utilisant QuadRemesh.

3. Le Concept SubD

Le concept SubD dans Rhinoceros 3D désigne la modélisation par surfaces de subdivision (Subdivision Surfaces), une approche qui permet de créer et éditer rapidement des formes organiques complexes, tout en conservant une grande précision.

Les objets SubD de Rhino sont des surfaces de subdivision de Catmull-Clark, conçues pour modéliser des formes libres et organiques, difficiles à obtenir avec les NURBS classiques ou les maillages standards.

Les SubD (peut également s’écrire « SUB-D ») permettent de manipuler des formes 3D en temps réel, par simple déplacement, extrusion ou ajout de points de contrôle, offrant une grande souplesse pour explorer des géométries complexes et malléables.

Un objet SubD peut être converti en maillage (quad ou triangle) ou en surface NURBS de haute précision, ce qui le rend utilisable pour la fabrication ou l’export vers d’autres logiciels (formats IGES, STEP, OBJ, STL…).

Elles se révèlent très efficaces, dans la création rapide de formes organiques (design produit, modélisation de personnages, architecture non standard).

En résumé, les SubD dans Rhinoceros 3D offrent un compromis puissant entre la flexibilité des maillages et la précision des NURBS, facilitant la création de formes complexes, lisses et prêtes pour la fabrication ou l’exportation.

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Il existe de nombreuses manières de sélectionner des objets dans Archicad. Chez CAD Equipement, nous proposons des formations et des accompagnements personnalisés où nous approfondissons toutes les commandes essentielles. Celles qui vous permettent de gagner un temps précieux, lors de la modélisation et du dessin de vos projets.

Voyons d’abord les sélections simples. C’est celles que vous utiliserez quotidiennement, pour sélectionner un ou plusieurs objets.

Ces outils et leurs options se trouvent, en haut à gauche de la barre d’outils. Ils comprennent deux outils majeurs : l’outil Flèche et l’outil Cadre de sélection.

La flèche de sélection (flèche noire) permet de sélectionner ou de désélectionner un ou plusieurs éléments (touche Maj enfoncée).

Lorsqu’on est en train de dessiner avec Outil (par exemple un mur), on peut la récupérer sans avoir besoin de cliquer sur son icône. Il suffit d’appuyer sur la touche Maj pour que la flèche de sélection se réactive.

Lorsqu’on fait un Cliquer / Glisser avec la flèche, on crée un Cadre de Sélection. Dans les options du cadre de sélection, je vous conseille d’activer l’icône encadrée ci-dessus.

Le Cadre de sélection permet de sélectionner plusieurs éléments en cliquant-glissant de la gauche vers la droite (seuls les éléments dans le cadre sont sélectionnés) ou de la droite vers la gauche (tous les éléments touchés sont sélectionnés). Elle fonctionne de la même manière sur AutoCAD et Rhinoceros 3D.

Lorsque l’icône en forme d’aimant est activée, il suffit de passer son curseur sur un objet, pour que celui-ci passe en surbrillance. On peut ainsi sélectionner rapidement un objet en le « survolant ». Cette option peut être suspendue temporairement en appuyant sur la barre Espace.

La touche Tab permet de sélectionner un élément parmi plusieurs éléments superposés. Il suffit de placer son curseur sur l’objet que l’on désire afficher et cliquer plusieurs fois sur la touche Tab pour faire défiler les différents objets superposés. Archicad affichera les caractéristiques de l’élément dans une fenêtre flottante.

Nous allons désormais voir l’usage de la flèche blanche pour sélectionner les sous-parties d’une forme. Une fois que vous avez dessiné une forme, vous pourrez sélectionner des sous-parties de l’objet, à l’instar de SketchUp et Rhinoceros 3D.

Maj + Ctrl est le raccourci pour passer de la flèche noire à la blanche. Ce raccourci permet d’éviter d’aller sélectionner le sous-menu de l’outil.

Nous allons aborder maintenant l’outil Zone de sélection. Il fonctionne de plusieurs manières et son usage diffère en fonction des cas d’usage. Plusieurs options géométriques sont possibles : rectangle, polygonal et rectangle orienté. Dans les options de l’outil, on distingue deux types de cadres, le cadre fin et le cadre gras.

Le « Cadre Fin » ne sélectionnera et n’affichera que les éléments présents sur l’étage courant.

Le « Cadre Gras » sélectionnera et affichera les éléments présents sur tous les étages. Pour l’utiliser, il n’est pas nécessaire de sélectionner des éléments au préalable.

On l’utilise pour sélectionner des éléments / objets présents à l’intérieur du cadre (strictement à l’intérieur).

Si des objets sont à cheval sur l’extérieur et l’intérieur du cadre et que l’on sélectionne tout (avec la flèche noire), tous les objets touchés seront sélectionnés. Elle peut être combinée avec le Ctrl+A, pour ne sélectionner que certains objets, à l’intérieur du cadre.

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Sur l’exemple ci-dessus, j’utilise l’outil cadre de sélection pour circonscrire ma zone de sélection. J’active l’outil Porte et je lance la commande Sélectionner toutes les portes, Ctrl+A. Seules les portes comprises dans le cadre de sélection sont sélectionnées.

Pour déplacer, modifier ou redimensionner une partie de la maquette, d’un niveau ou de tous les niveaux d’une maquette Archicad :

Sur l’exemple ci-dessus, j’effectue une rotation du projet complet, en utilisant la zone de sélection, sur l’étage RDC, avec le « cadre gras ». On peut voir que le projet a subi une rotation sur le R+1 et donc sur tous les étages.

Pour afficher en 3D que la partie de la maquette comprise dans le cadre :

Pour Étirer-Réduire les objets compris dans le cadre :

Sur l’exemple ci-dessus, j’effectue un Étirer / Réduire, Ctrl+H, en suivant la pente de la couvertine. La hachure (matériau de construction) se déforme proportionnellement.

Pour sélectionner une partie de la vue et l’enregistrer en PDF ou en JPEG.

Nous allons désormais aborder la fonction Chercher et Sélectionner. Cette palette se trouve dans le menu Edition > Chercher & Sélectionner. Le raccourci est Ctrl+F.

La Palette Chercher & Sélectionner offre la possibilité d’effectuer une sélection précise basée sur les critères présents dans l’élément ou l’objet que l’on désire sélectionner.

Lorsqu’on utilise la Palette Chercher & Sélectionner, on peut ajouter un critère « Zone de sélection ».

L’exemple ci-dessus illustre les résultats obtenus avec les différents critères disponibles dans la palette Chercher & Sélectionner.

On peut également mémoriser ses critères sous forme de jeux de critères.

Enfin, nous allons voir les sélections intelligentes. Elles s’utilisent avec le clic droit de la souris, lorsque l’élément est sélectionné. Plusieurs options sont possibles dans le menu déroulant. Les options diffèrent en fonction de la vue sur laquelle on travaille. Elles permettent rapidement de passer d’une vue à l’autre sans perdre la sélection active. Mais également d’afficher partiellement ou en totalité des éléments.

L’exemple ci-dessus montre 2 sélections depuis la vue 2D, Afficher sélection en 3D et Sélectionner en 3D et une sélection depuis la vue 3D, Afficher sélection en plan. On peut également isoler la sélection ou masquer la sélection.

Il existe encore d’autres façons de sélectionner des éléments ou des objets dans Archicad. En utilisant une nomenclature, on peut sélectionner des éléments dans la vue Plan et dans la vue 3D.

Dans le gestionnaire de changement, il est également possible de sélectionner des éléments listés dans la palette gestionnaire de changement.

Enfin, la palette Sélections permet d’enregistrer des sélections, pour les récupérer dans n’importe quelle vue.

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Dans la continuité de notre précédente astuce Archicad qui traitait des étiquettes paramétriques issues de la bibliothèque d’Archicad, nous allons voir aujourd’hui, comment créer ses propres étiquettes, avec un graphisme personnalisé.

Nous allons créer quatre objets GDL. Deux étiquettes pour taguer des murs, intérieurs et extérieurs, une étiquette de hauteur sous plafond, et un titre de dessin.

Pour cela, nous allons dessiner notre symbole, à l’échelle 1:1, sur une feuille de travail et l’enregistrer en tant qu’objet de bibliothèque. Puis, dans le code source de l’objet, nous ajouterons une ligne de code au script 2D, pour rendre l’objet éditable. L’objet sera enregistré dans la bibliothèque emboîtée ou directement exporté dans la bibliothèque de l’agence.

Nous allons commencer par l’étiquette de hauteur sous plafond. Elle est dessinée sur une feuille de travail, à l’aide des outils 2D dessin. On lui adjoint un texte fixe : HSP (Hauteur Sous Plafond) et un texte automatique, altitude inférieure avec le suffixe m (mètres). Il est important de placer l’objet sur le 0 d’Archicad et de bien ancrer les bloc textes. L’échelle préconisée, pour que le dessin garde sa taille initiale est l’échelle 1:1. J’ai ajouté des « points chauds », pour obtenir des accrochages objet plus efficaces pour déplacer ses objets.

Pour éviter que l’objet ne se déforme, un fois posé sur l’étage courant, nous allons aborder certaines règles, importantes à respecter, pour que l’objet apparaisse conformément au dessin original.

Ancrer le texte sur le centre supérieur du cadre pour le texte placé en bas et sur le centre inférieur pour l’objet placé en haut. Il faudra également que le texte soit paramétré sur taille du modèle, pour qu’il suive les changements d’échelle du projet.

Après avoir sélectionné l’objet, on pourra l’enregistrer sous, dans le menu fichier_bibliothèque et objets_ enregistrer sélection comme objet.

Une fois l’objet placé sur le plan d’étage, on le sélectionne à nouveau, puis on l’ouvre, pour accéder à son script 2D.

On accède ainsi, à la fenêtre dédiée au script de l’objet GDL.

Lorsque cette page s’ouvre, on voit apparaître l’étiquette, en vue en plan, dans l’image de prévisualisation Vue 2D.

Dans un premier temps, il faudra copier le contenu de la Vue 2D et le copier, à l’emplacement original, dans la fenêtre Symbole 2D.

Ctrl+A sur PC et Option+A sur Mac,
Ctrl+C sur PC et Option+C sur Mac, dans « Vue 2D »
Ctrl+V sur PC et Option+V sur Mac, dans « Symbole 2D »

N’oubliez surtout pas d’enregistrer à chaque pas de modification de l’objet. Sans cela, les modifications effectuées sur l’objet ne seraient pas prises en compte.

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Pour pouvoir modifier l’étiquette graphiquement, nous devons indiquer à Archicad, d’afficher le dessin présent dans la fenêtre Symbole 2D, au lien d’afficher (par défaut) la vue 2D. Pour ce faire, nous allons ouvrir le script 2D et ajouter une ligne de code :

fragment2 all, 0
end

Le 0 indique que l’on garde les stylos originaux, ceux qui ont servi à créer l’étiquette.

À partir de maintenant, le symbole 2D est modifiable, avec les outils 2D, dans la fenêtre Symbole 2D de l’objet. La Vue 2D et le Symbole 2D sont désormais synchronisés.

On a créé, d’une certaine façon, un bloc modifiable. Notion que l’on trouve d’ailleurs couramment sur des logiciels comme AutoCAD, SketchUp ou Rhinoceros 3D. Dans ce cas précis, on a créé un symbole avec un pointeur, une étiquette modifiable à tout moment. Voilà, ci-dessous la liste des outils utilisables dans la fenêtre symbole 2D.

Un dernier point, pour que l’objet fonctionne correctement : vérifiez que la case « Points chauds sur case englobante » soit bien décochée.

Dans ce cas précis, ce sont les points chauds placés sur le dessin qui seront actifs et non les points d’ancrages placés par défaut.

Les deux autres étiquettes paramétriques que je vous propose font appel aux mêmes réglages que l’objet précédent. La seule différence notable est le choix du texte automatique.

Surface du mur intérieur et Surface du mur extérieur. Ces 2 paramètres permettront de reconnaître la face intérieure et la face extérieure du mur. Il ne vous reste plus qu’à bien distinguer la face extérieure de la face extérieure du mur.

Rappel : la face extérieure d’un mur en structure basique est située à l’opposé de sa ligne de référence.

Si vous forcez les matériaux de Surfaces, dans les options du mur, voilà à quoi correspondent les faces extérieures et les faces intérieures du mur :

L’exemple ci-dessous illustre le moyen de se remémorer la position des faces intérieures et extérieures dans un mur composite dont les 2 couches, intérieures et extérieures sont identiques.

Enfin, nous allons aborder le titre de dessin personnalisé. Dans Archicad, il est possible de personnaliser un grand nombre d’objets et des sous-objets.

Le titre de dessin fait partie de cette catégorie d’objets entièrement personnalisables. L’objet créé, pourra être chargé, directement dans les options d’un dessin, placé sur une mise en page.

Comme pour les objets créés précédemment, nous allons le dessiner sur une feuille de travail en respectant bien les points évoqués, lors de la création de l’étiquette « hauteur sous plafond ».

Pour bien maîtriser les facteurs d’échelle de l’objet, on peut également le dessiner directement dans la fenêtre de mise en page.

Attention, pour le titre de dessin personnalisé, il n’est pas nécessaire d’entrer la ligne de code que nous avons ajouté, dans le script 2D, de l’étiquette personnalisée. La représentation 2D passe directement dans la fenêtre Symbole 2D.

N’utilisez pas de points chauds pour cet objet car sa position est fixe.

Les textes automatiques que nous utiliserons pour cet objet, sont « Identifiant du dessin », « Échelle du dessin » et « Nom du dessin ».

Il ne reste plus qu’à charger le titre dans les options du dessin sélectionné sur la mise en page.

Nous avons donc pu voir, tout au long de ce post, la bonne méthode pour créer des étiquettes personnalisées et un titre de dessin personnalisé. Si vous avez besoin d’aller plus en avant sur la partie codage d’objets GDL, CAD Equipement vous propose des formations ou du codage d’objets personnalisés.

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On distingue quatre types d’étiquettes :

1. Létiquette Paramétriques qui sont chargées, par défaut, dans la bibliothèque d’Archicad. Exemples : étiquette de surface, étiquette liste de couches.

2. L’étiquette Textes automatiques, qui fait appel à des données du projet, des données d’éléments (murs, toitures…) et des propriétés personnalisées associées aux éléments sélectionnés.

3. L’étiquette propriété permet d’extraire les propriétés d’un élément.

4. Les étiquettes personnalisées.

Les étiquettes sont associatives : elles reconnaissent l’élément sur lequel elles sont posées et permettent d’afficher les données contenues dans celui-ci. On peut, par exemple, créer des étiquettes qui affichent les propriétés d’un mur, d’une dalle ou d’une toiture.

Elles sont chargées dans la bibliothèque d’Archicad et sont disponibles dans l’outil Étiquette. Ce sont des objets (format .gsm), qui ont été codés en suivant certaines règles. Chacune de ses étiquettes reconnaît un ou plusieurs éléments Archicad. On peut les personnaliser en cochant les paramètres qu’elles contiennent.

Voyons les différentes techniques pour « taguer » des éléments et extraire les matériaux et matériaux de Surface qu’ils contiennent. Nous les utiliserons, pour afficher le nom des matériaux de surface présents sur les faces extérieures et intérieures d’un mur, mais aussi, pour annoter des dalles et afficher les matériaux et surfaces qu’elles contiennent.

1.1 L’étiquette de surface

Lorsqu’on pointe cette étiquette sur un mur, sur une dalle ou sur une toiture, on affiche le matériau de surface contenu dans l’élément, par face.

Dans le menu options informations, on note la disponibilité de l’étiquette pour certains éléments d’Archicad.

Enfin, pour modifier le matériau de surface du mur, il faut ouvrir la palette matériaux de construction et modifier le matériau de surface associé au matériau de construction (qui compose le mur composite).

On peut également forcer le matériau de surface, dans les options du mur, et agissant face par face.

1.2 L’étiquette Liste de couches

Cette étiquette liste les couches contenues dans un mur, une dalle ou une toiture.

Dans les options de l’étiquette, on peut ajouter un entête et afficher l’épaisseur des couches.

On a aussi la possibilité d’ajouter des propriétés. Mais attention, pour qu’elles fonctionnent, il faut les modifier directement dans le gestionnaire de propriétés en ajoutant une valeur définie. Si l’on désire travailler avec des propriétés personnalisées, il sera préférable d’utiliser l’étiquette propriétés. Celle-ci est bien plus souple et son paramétrage plus aisé. Nous allons aborder les réglages de cette étiquette plus tard.

Le style est modifiable et il est possible d’ajouter un contenu personnalisé. On ne pourra modifier que la forme du cadre de l’entête. Le cadre de l’étiquette pourra comprendre des séparateurs de lignes mais sa forme ne sera pas modifiable.

Seuls les éléments contenants des couches (composants) sont disponibles avec l’étiquette Liste de couches dans Archicad.

Nos formations sont proposées en sessions collectives ou personnalisées à Paris, Nantes et Lille ainsi qu’à distance.

2. L’étiquette Textes Automatiques

Cette étiquette a la particularité de reconnaître l’élément et d’afficher un texte automatique, pour spécifier un grand nombre de critères. Dans l’exemple ci-dessous, nous l’utilisons pour afficher le matériau de surface supérieure de la dalle.

Dans la liste des textes automatiques, j’ai choisi, dans les paramètres généraux (flèche noire), la surface supérieure. J’ai ajouté un titre avant l’affichage du matériau de surface. On peut ajouter, autant de textes automatiques que l’on souhaite. Son usage est simple et on pourra la sauvegarder en créant un favori d’étiquette. On ne pourra pas, en revanche, modifier la forme du cadre. Il sera toujours rectangulaire.

3. L’étiquette Propriété

J’ai récemment dispensé une formation, dans une agence d’architecture intérieure. Leurs projets nécessitent de taguer les murs, les sols et les plafonds, pour afficher sur leurs plans les finitions correspondantes. Je leur ai conseillé d’utiliser l’étiquette de propriétés, pour plus de souplesse. C’est, à mon sens, l’étiquette la plus pratique, lorsque l’on veut créer une liste de matériaux et la rendre disponible dans l’élément pointé avec l’étiquette.

Pour que l’étiquette fonctionne correctement, il faut au préalable, créer des propriétés à associer aux éléments concernés. Pour créer ces propriétés, il faut aller dans le menu déroulant, options, gestionnaire de propriétés. Dans la fenêtre de gauche où s’affichent la liste des propriétés disponibles, on crée un groupe de propriétés, Finitions. À l’intérieur de ce groupe de propriétés, on crée les propriétés suivantes :

  • Finitions de murs intérieurs,
  • Finitions de murs extérieurs,
  • Finitions de sols,
  • Finitions de plafonds.

Dans Types de données, fenêtre de droite, on choisit Jeu d’options avec une valeur « non définie ». Ensuite, on définit les options en créant les différents types de matériaux. Puis, on coche la case « Permettre choix multiples ». Et enfin, on affecte ces propriétés à des classifications. Soit, à toutes les classifications, soit à certaines, que l’on choisir, en cochant le bouton « Autres ».

Ces nouvelles propriétés apparaîtront désormais dans les éléments auxquels les propriétés sont affectées. Dans l’exemple ci-dessous, il s’agit d’un mur composite. On peut désormais choisir, pour chaque étiquette, la propriété correspondante et le matériau de finition, pour une face de mur intérieure ou bien extérieure.

Le style de l’étiquette est entièrement paramétrable et l’on dispose de trois lignes de paramètres, qui pourront s’afficher en ligne ou en colonne. Un grand nombre de formes de cadres sont également disponibles dans l’onglet « géométrie d’étiquette ».

Mon conseil, pour gagner du temps et bien organiser vos différents modèles d’étiquettes dans Archicad, est de créer des Favoris d’étiquettes. Ils conserveront ainsi, les réglages de propriétés, contenus dans chacune de vos étiquettes. Nous avons donc vu, tout au long de ce poste, les différentes manières de créer des étiquettes pour obtenir un affichage paramétrable et en adéquation avec les informations à renseigner.

Chez CAD Equipement, nous vous accompagnons sur Archicad dans la mise en place de votre gabarit et la gestion de vos objets de bibliothèque. Dans un prochain poste, nous verrons comment créer des étiquettes et des textes de dessins personnalisés.

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Chez CAD Equipement, nous accompagnons les agences d’architecture et d’architecture intérieur et les aidons à configurer le logiciel pour optimiser leur flux de travail. Récemment, lors d’un accompagnement BIM, un chef de projet de l’agence m’a demandé comment aligner rapidement des éléments dans Archicad.

Il m’arrive fréquemment de former des architectes qui utilisaient le logiciel Revit dans leur précédente agence. Parfois, avec plusieurs années de pratique à leur actif. J’ai moi-même été formé sur Revit et il m’est arrivé de me poser les mêmes questions. Alors, existe-t-il des commandes similaires dans Archicad et Revit ?

Revit

Archicad

Word

Sur Archicad, plusieurs méthodes existent pour aligner des éléments en 2D et en 3D. Les commandes Aligner et Aligner à surface, utilisées dans les vues 2D pour la première et dans la fenêtre 3D, pour la seconde. Voyons cela en détails :

Commande Aligner

La commande Aligner se trouve dans le menu Edition_Aligner. Elle propose tout un panel d’options d’alignement. Elles sont similaires aux commandes d’alignement que l’on trouve dans tous les logiciels de traitement de texte : aligner à droite, aligner à gauche, justifié et centré.

Seule la dernière option, Alignement spécial, propose un alignement qui tient compte de l’arête d’un autre élément et fonctionne aussi avec un simple tracé (droit ou courbe).

Ci-dessous un alignement de murs à gauche et deux alignements spéciaux, sur courbe concave et convexe. Les murs s’alignent à la courbe mais ils perdent leur distance d’espacement de départ.

On trouvera les commandes Alignement et Distribution dans la barre d’outils Editer :

Dans l’exemple ci-dessous on utilisera l’Alignement Spécial. Aligner avec éléments : Point le plus proche. Aligner saisie : cliquer sur une arrête existante. On cliquera sur la ligne.

La commande contrainte Aligner à Surface se trouve dans la barre d’outils Aides de dessin, dans le sous-menu Contrainte de Bissecteur d’Angle. Lors de la saisie d’un élément, sur la vue 3D, on peut facilement dessiner en s’alignant sur la surface d’un élément existant. Dans le cas ci-dessous, on s’aligne à la surface du mur.

1. Indiquer avec le carré gris la surface du mur qui servira de référence.

2. Choisir un point de départ à la base du mur

3. Dessiner le mur

Les Guides d’Attraction (bleus) pourront aussi être utilisées pour aligner des éléments sur Archicad. Ils se révèlent très utiles pour positionner et aligner des éléments. Pendant le dessin d’un élément, avant de cliquer pour valider le deuxième point de saisie, on peut bloquer sa direction en suivant un guide d’attraction. Pour ce faire, il faut appuyer sur la touche Maj.

Nos formations sont proposées en sessions collectives ou personnalisées à Paris, Nantes et Lille ainsi qu’à distance.

Astuce Archicad : pour afficher plus rapidement les références d’attraction (cercle bleu), allez dans le menu Options_Environnement de travail_Contraintes de saisie et guides. Mettre en évidence comme référence d’attraction après 1 seconde. Personnellement, je passe à 0,3 seconde.

Autre raccourci : la touche Q permet également de bloquer rapidement la référence d’attraction, « de forcer la référence d’attraction ». En jouant avec les touches Maj et Q, on peut facilement aligner un élément sur un guide d’attraction. On pourra déplacer un ou plusieurs éléments. En revanche, on ne pourra pas combiner déplacement et rotation, en une seule commande.

Dans le menu déroulant, Edition Distribuer, on a la possibilité de distribuer des éléments avec une distance équivalente, le long des axes X, Y et Z ou bien de faire une distribution spéciale le long d’une ligne ou d’une courbe.

Distribuer en X (1)
Distribuer en X (2)
Distribution spéciale (1)
Distribution spéciale (2)

Enfin, pour la création de nouveau éléments, les options de duplication (qui s’appellent désormais Multiplication), permettent de créer des éléments multiples en suivant un tracé préalablement établi.

Plusieurs options s’offrent à vous. Tout d’abord, il faudra choisir le type de multiplication qu’on souhaite appliquer à l’élément sélectionné. Un symbole + apparaît à proximité du curseur « crayon »..

  1. Par translation (dans l’axe des X ou des Y),
  2. Par rotation (en définissant un centre de rotation et un rayon),
  3. Par élévation (en verticale sur l’axe des Z),
  4. Par matrice (dans les deux directions, X et Y).

Ensuite, il faudra déterminer la méthode de saisie graphique, que l’on souhaite utiliser sur Archicad.

  1. Incrément et Propagation. On définit une distance entre 2 points, à l’aide de l’inspecteur de saisie et de coordonnées. Cette distance sera répétée, le nombre de fois souhaitée.
  2. Incrément. On indique d’abord, dans la boite de dialogue de la palette multiplication, le nombre de copies souhaitées, puis on définit graphiquement une distance entre 2 points.
  3. Propagation. On définit d’abord une distance, dans la boite de dialogue correspondant, puis on détermine graphiquement le nombre de copies souhaitées.
  4. Distribution. On indique d’abord, dans la boite de dialogue de la palette multiplication, le nombre de copies souhaitées, puis on trace une ligne sur laquelle ces copies seront réparties.

Pour finir, la multiplication le long d’un parcours (saisir « Parcours » avant « Saisie »).

Le parcours peut être matérialisé par une courbe, une polyligne, ou un élément de construction (dalle, murs, etc.). L’objet peut suivre le parcours ou bien être décalé. Mon conseil : pour les courbes, il est préférable d’utiliser une polyligne courbée, plutôt qu’une spline.

Chez CAD Equipement, nous nous ferons un plaisir de vous expliquer en détails toutes ces manipulations et bien plus encore !

Une question ? Contactez-nous au 01 53 31 36 22 ou par email à formations@cadequipement.fr

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À quoi servent les guides de distance, les lignes guides et les guides d’attraction dans Archicad ? Et quels sont leurs différents usages ? Nous allons aborder ces points là ci-dessous.

Lignes guides

Les lignes guides font partie, sans aucun doute, de mes fonctions préférées, dans la toute dernière version d’Archicad. J’ai pu les tester dans la version 27 et j’ai beaucoup apprécié cette nouvelle fonction. À l’époque, elles n’étaient disponibles que dans les fonctions expérimentales du menu environnement de travail. Désormais, les lignes guides sont disponibles, en natif, dans la barre d’outils standards de la version 28, comme vous pouvez le voir ci-dessous :

Elles offrent plusieurs options : elles peuvent s’accrocher, soit aux lignes de référence d’un mur, soit aux arrêtes du mur.

Et pour le placement des portes et fenêtres, elles s’accrocheront, soit aux extrémités de celle-ci, soit sur leur centre. Les lignes guides ne sont pas sans rappeler une des fonctions essentielles de Revit, les cotations liées aux éléments de construction. C’est la raison pour laquelle je pense qu’elles séduiront les utilisateurs de Revit qui ont fait la bascule vers Archicad.

Elles apparaissent automatiquement, lorsque on lance la commande de déplacement d’un élément (mur, poteau, poutre, etc…) ou lorsque l’on place un objet. À mon avis, elles sont très pratiques, pour positionner des fenêtres dans un mur, déplacer des éléments BIM ou pour placer avec précision des objets dans une pièce.

Pour modifier leurs coordonnées, ou distance de déplacement, il suffit de taper la valeur numérique sur le clavier ou de cliquer sur la valeur voulue, dans l’inspecteur. La touche TAB permet de passer à l’inspecteur suivant. L’icône bleue qui précède la l’inspecteur de valeur numérique représente l’option géométrique liée aux guides. Par exemple, le déplacement, la perpendiculaire (dans l’image précédente).

En changeant de zoom, les cotes s’accrochent par ordre de priorité sur des éléments différents.

1. Lignes de grille.
2. Murs.
3. Poutres.
4. Poteaux.

Guides d’attraction

Dans la version Archicad 28, les guides de distance prennent en charge plus d’éléments que dans la version 27. Les éléments pris en compte sont : les grilles, les murs, les poutres, les poteaux, les objets, les portes/fenêtres et les percements. À noter que les éléments courbes ne sont pas pris en charge.

Les guides pourront également être ajustés sur le point de projection souhaité. Il suffit de mettre son curseur sur la flèche du guide (celle-ci change de couleur et devient blanche) pour la déplacer et la caler sur un autre élément de la maquette.

Il existe 2 autres types de lignes guides dans Archicad. Les lignes guides (en orange pointillé sur l’illustration) et les guides et points d’attraction (en bleu pointillé sur l’illustration).

Nous verrons notamment, dans un prochain article, comment bien utiliser les guides et points d’attraction dans Archicad.

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Réglage des guides d’attraction et des lignes guides

Les lignes guides (orange pointillé) sont des lignes qui restent visibles à l’écran et qui demeurent fixes. Elles fonctionnent presque de la même manière que les guides de SketchUp. Il suffit d’activer l’outil, en sélectionnant l’icône dans le menu déroulant Guides dans la barre d’outils standard et de les cliquer glisser, en partant des icônes pointillées qui apparaissent sur les 4 côtés de l’écran. On peut les combiner avec les guides d’attraction et utiliser les différents guides ensemble ou séparément. Les options concernent principalement leur placement. Lorsqu’on fait un clic droit sur l’icône de déplacement d’une ligne guide, on accède aux différentes options.

Pour obtenir un cercle guide, comme sur l’exemple ci-dessus, j’ai positionné ma lig­­ne guide sur le cercle bleu qui est apparu avec le guide d’attraction. Ces lignes guides fonctionnent aussi bien dans l’espace 2D que dans l’espace 3D.

Les guides d’attraction, au contraire des lignes guides, apparaissent et disparaissent à chaque mouvement de curseur. Il s’agit de lignes éphémères qui m’aident à dessiner correctement, en respectant les contraintes géométriques du dessin. Pour faire apparaître, lignes, cercles et bissectrices, il faudra laisser le curseur un certain moment sur un point, un angle ou un autre repère. Un cercle bleu va apparaître au bout de quelques secondes. Toutes les lignes associées à ces points vont tracer une géométrie guide.

Pour palier au temps d’attente que nécessitent ces points d’attraction, il existe un raccourci clavier. C’est la touche « = » (dans Archicad 28) ou la touche « Q » (dans les précédentes versions). On force ainsi les points d’attraction pour obtenir un affichage plus rapide.

On peut également, lors de la saisie de l’élément, fixer sur une ligne guide ou sur le guide d’attraction. C’est-à-dire qu’on fait glisser l’élément le long de la ligne guide (raccourci touche MAJ). Comme indiqué sur la commande, cette fonction de blocage fonctionne sur les lignes guides et sur les guides d’attraction.

On peut également fixer le ou les guides d’attraction pour ancrer leur positionnement. Ils deviennent permanents, le temps de la saisie de la commande. Dès lors que l’on sort de la commande, les guides de distance disparaissent.

Ces 2 méthodes peuvent se combiner l’une et l’autre, dans n’importe quelle fenêtre d’Archicad. Que ce soit dans les vues de Plans, Coupes, Façades ou bien dans la vue Perspective.

Mon conseil pour un usage simple : il est préférable, parfois, de n’utiliser qu’une seule méthode, pour ne pas trop encombrer l’écran. Certaines lignes apparaissent et disparaissent temporairement, et souvent se superposent et brouillent la lecture de la maquette.

Chez CAD Equipement, nous vous proposons différents formats de formations : initiation, perfectionnement et expertise. Toutes ces notions seront approfondies et pratiquées sous forme d’exercices. Rien de mieux que la pratique, pour se perfectionner !

Dans le prochain article, qui s’inscrira dans la continuité de celui-ci, nous évoquerons les différentes techniques pour aligner et distribuer des éléments dans Archicad.

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Lors des formations que je dispense, chez CAD Equipement, on me demande souvent comment géolocaliser un projet sur Archicad et quelle méthode faut-il utiliser. Tout d’abord, précisons le sens de ces deux notions.

Géoréférencement

Le géoréférencement s’attache à importer dans Archicad les informations fournies par le géomètre expert (dessin Autocad dwg ou relevé de points). Il s’agit de positionner le relevé géomètre, en x et y, avec le même niveau de précision et les mêmes informations que sur le fichier d’origine (dwg).

Géoréférencer le fichier, c’est utiliser les mêmes références géographiques (Lambert 93 CC49) que celles du bureau d’études. Une fois cette opération réalisée, les deux fichiers coïncideront parfaitement, bien qu’utilisant des systèmes de localisation différents.

Géolocalisation

La géolocalisation, consiste à positionner le projet dans un environnement GPS (comme dans Google Earth) selon des coordonnées satellite (longitude, latitude).

Convertisseur de coordonnées

Ces deux systèmes de référencement peuvent être harmonisés, via un convertisseur de coordonnées gratuit, disponible sur Internet (Geofree par exemple).

De la théorie à la pratique

Ça, c’est pour la partie théorique. Mais, en pratique, lorsqu’on débute un projet, il est très important de le géolocaliser. Pour partir sur de bonnes bases et pour faciliter l’intégration des maquettes de mes cotraitants. Tous les cotraitants associés à l’équipe de conception, auront le même point de base avec les mêmes coordonnées.

Pour commencer, il est nécessaire de disposer d’un fichier fourni par le géomètre. En .DWG, en .TXT ou en .XYZ. Pour importer un fichier géomètre dans Archicad, il existe différentes méthodes.

Au démarrage du projet, vous pouvez :

  • soit importer le fichier vectoriel (dessin .DWG),
  • soit importer les points de topographie, avec un fichier .TXT (s’ouvre avec le bloc-notes sous Windows) ou .XYZ (nuage de points).

L’import du fichier .TXT se fera via le menu « interopérabilité », « placer maillage selon données géomètres ». Il fera l’objet d’un prochain article de blog.

Détail du positionnement du point zéro à l’angle Nord du bâtiment existant (bâtiment F sur le plan).

Le Nord du projet devra suivre le Nord géographique. Par ailleurs, il doit être le même sur chacune des maquettes de chaque bâtiment. L’étage zéro de l’opération correspond au rez-de-jardin. Son altimétrie NGF devra être indiquée.

Lambert 93 CC49

Le fichier utilisé pour positionner le bâtiment est le fichier : SAINT LO MDD-PLAN TOPOGRAPHIE.dwg fourni par le maître d’ouvrage. Le site est géoréférencé par rapport aux coordonnées Lambert 93 CC49. Le point de référence (point zéro) du projet correspond à un emplacement situé à l’angle Nord du bâtiment existant. Ce point zéro a les coordonnées suivantes : X = 1 399 468,6120 / Y = 8 219 633,1395.

Ci-dessus un exemple de géoréférencement d’un projet dont la mission de BIM management a été confiée à l’équipe de BIM Services. On voit clairement, sur ce cas d’usage, que toutes les informations nécessaires à la coordination du projet ont bien été renseignées. À la fois, sur le fichier de départ des architectes (MOE) et sur la convention BIM, par le BIM Manager de l’opération.

Nous avons vu, dans le post précédent, comment importer un fichier .DWG dans Archicad. En dessin placé ou bien en xref (référence externe). Lorsqu’on importe le dessin, et que l’on choisit le point zéro d’Archicad (croix noire) comme point d’insertion, le projet se géoréférence automatiquement.

C’est-à-dire qu’il va se positionner, selon les coordonnées x et y du fichier d’origine (qui n’utilise pas le même zéro qu’Archicad). Le dessin .DWG va donc se positionner très loin du zéro Archicad.

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Point zéro

Étant donné qu’Archicad ne peut pas gérer correctement un fichier très éloigné de son point zéro, il faudra ramener le dessin sur le point zéro d’Archicad, tout en conservant la même distance entre le point de base du projet et le point zéro d’Archicad. On utilise une simple ligne pour conserver la distance entre les deux points. Puis on déplace la ligne le dessin .DWG et le point de base (objet Coordonnées Archicad avec l’option système de coordonnées personnalisées réglée sur Point de topographie).

Point de base projet

Personnellement, je préfère nommer l’objet point de coordonnées, point de base du projet (comme dans Revit). Et voilà. Votre projet est géoréférencé. Le point de base projet a les mêmes coordonnées en x et y que sur le fichier du géomètre (on ne se préoccupe pas de la coordonnée d’altitude z, qu’on la laisse en zéro). Le Nord projet pointe vers le haut (90,0°), comme sur le fichier importé (toujours référencé avec le Nord vers le haut).





La géolocalisation : Conversions des coordonnées Archicad dans Geofree, puis affichage dans Google Maps.



IFC – Industry Foundation Classes

Le Nord correspond à la latitude et l’Ouest à la longitude. Le projet est à la fois géoréférencé et géolocalisé. Le Nord est bien positionné. Le système de coordonnées utilisé par le géomètre est indiqué dans la convention BIM. Il ne reste plus qu’à paramétrer l’export IFC et vérifier que toutes ces informations sont bien contenues dans le fichier IFC du projet.

Pour la géolocalisation du projet, il faudra rentrer les coordonnées de longitude et de latitude, en degré, minutes secondes ou en degrés décimaux. Le convertisseur Geofree propose les deux systèmes de coordonnées.

Dans le gestionnaire de projet IFC, on peut vérifier ces informations, en cliquant dans l’arborescence du fichier, sur SITE. Les références de latitude et de longitude sont bien intégrées dans les attributs du fichier IFC.



Dans les traducteurs pour l’export IFC, j’ai sélectionné le traducteur paramétrique IFC 2X3. Puis, dans les options de conversion géométriques pour l’export IFC, Exporter position modèle IFC par point de topographie et origine du projet. Lorsque la maquette est importée dans un autre logiciel BIM (par exemple Revit Structure ou Tekla Structure), les points de base du projet et point de topographie auront la même position que sur Archicad. Et bien sûr, les mêmes coordonnées.

Dans le cas d’un échange de plans, en .DWG, l’export en utilisant un traducteur .DWG. Dans le traducteur DWG pour l’export, il faut choisir l’option « Avec point de topographie ».



Conclusion

Et voilà, le tour est joué ! La géolocalisation et le géoréférencement n’ont désormais plus de secrets pour vous. Dans l’article de blog suivant, j’aborde la notion de positionnement de la maquette sur l’axe des Z. Avec également le réglage des étages, l’affichage des points topo (cotes de niveau) et les cotes élévations, selon le réseau du NGF (Nivellement Général de France). 

Si vous avez besoin d’en savoir plus, nous proposons des formations pour différents niveaux, en présentiel et distanciel, assurées par nos formateurs exclusifs CAD Equipement.

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Chez CAD Equipement, on nous demande souvent des astuces sur Archicad. Normal, la formation est notre cœur de métier. Vous nous demandez souvent comment importer des dessins DWG. On vous explique tout ici (niveau initiation). Il existe 3 méthodes pour importer des dessins au format .dwg dans Archicad : la fusion, le placement de dessin externe et Attacher Xref.

1. Importer un Dessin .dwg avec la Fusion

La première méthode pour importer des dessins au format .dwg dans Archicad consiste à fusionner le fichier dans le projet Archicad courant .pln.

Cette méthode est rarement utilisée car elle ne permet pas de garder un lien ni une mise à jour avec le dessin original. Les tracés Autocad deviennent, de fait, des tracés Archicad.

Les deux méthodes les plus utilisées et les plus efficaces pour importer des dessins Autocad dans Archicad sont celles des fichiers liés. Les dessins dwg sont stockés, en local ou sur un cloud. On les lie au fichier source. Ils sont directement reliés au projet hôte ouvert, et peuvent être modifiés et mis à jour via un gestionnaire de fichiers externes (xrefs AutoCAD).

2. Importer un Dessin .dwg avec le Placement de dessin externe

La deuxième méthode, la plus utilisée, est celle du placement de dessin externe. Il suffit de cliquer-glisser le fichier .dwg dans une fenêtre d’Archicad (sur l’étage courant ou sur une feuille de travail). On peut également passer par le menu : Fichier › Contenu externe › Placer dessin externe…

Une fois le dessin placé, on peut le sélectionner et accéder à ses options. On pourra, dans les options de dessin, gérer les attributs du dessin source. Notamment les calques, la taille de l’image, les jeux de stylos et la colorimétrie du dessin.

Dans notre formation Initiation Archicad, on vous montre cette manipulation le premier jour. Un petit aperçu ici. Si on fait un clic-droit sur le dessin et que l’on choisit la commande Décomposer dans vue courante, on rompt le lien. Le dessin externe fusionnera dans le projet courant Archicad.

L’avantage de cette méthode est son mode de mise à jour, automatique ou manuel. En ouvrant simultanément AutoCAD et Archicad, on peut travailler sur AutoCAD, modifier le dessin original et le réenregistrer. Il se mettra à jour automatiquement. Si mon partenaire, co-traitant modifie son fichier source, et que l’on remplace l’ancienne version par la nouvelle version, il sera mis à jour dans Archicad.

Pour importer un relevé de géomètre, placez le dessin sur le zéro d’Archicad (croix noire), il sera directement géoréférencé. On pourra également remplacer le dessin dans le gestionnaire de dessins d’Archicad et vérifier son mode de mise à jour (automatique ou manuel).

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3. Importer un dessin .dwg avec Attacher Xref

Enfin, la dernière méthode consiste à importer le fichier dwg, en tant que Xref (comme dans Autocad). Dans le menu :Fichier › Contenu externe › Attacher Xref. La Xref sera non modifiable. On pourra la modifier et la réenregistrer dans Autocad. Puis il sera nécessaire de la mettre à jour via le gestionnaire de Xref, dans Archicad. Pour la déplacer, effectuer une rotation ou une symétrie.

Veillez à désactiver la suspension de groupe et à déverrouiller les calques importés. On pourra, dans ce cas là, utiliser un traducteur dwg, pour configurer la version, l’échelle d’import et la correspondance d’attributs.

Et voilà, le tour est joué. Si vous avez besoin d’en savoir plus, nous proposons des formations pour différents niveaux, sur place et à distance, assurées par nos formateurs CAD Equipement !

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